Pic Lumineux

La Voie de l’Eveil qui fut transmise par le Bouddha Shakyamuni, puis, sous sa forme japonaise, par maître Eihei Dogen, nous fut léguée par le grand missionnaire Mokudo Taisen Deshimaru. Ici, au « Pic Lumineux », la transmission des maîtres d’autrefois se fait à travers le « Shobogenzo » de Maître Dogen. Ce zen vivant est incarné par le moine Sando Kaisen qui y dirige des retraites mensuelles ainsi qu’un camp d’hiver et un camp d’été. En dehors du « Pic lumineux », de nombreuses retraites sont organisées dans six autres pays.
La Voie n’est rien d’autre que l’assise silencieuse et désintéressée, qui est le cœur de toutes les activités. Cette assise n’est pas une méditation car elle ne se fixe sur aucun objet et ne se concentre sur aucun contenu mental. Il est bon de reconnaître que l’on a depuis toujours la Nature de Bouddha. Sans poursuivre un but, il s’agit d’être présent pendant l’assise elle-même. C’est shikantaza. Dogen a écrit : « Même si certains savent par expérience que s’asseoir est le Dharma du Bouddha, nul ne sait s’asseoir pour s’asseoir ».garden-zen

Les retraites au « Pic Lumineux » ont un goût de simplicité. On y alterne zazen, les repas, les activités quotidiennes aussi bien que le saint travail, la détente et le sommeil. Il n’y a rien à ajouter à cette simplicité, et il n’y a rien qui ne soit l’expression de la grande Voie. Il est bon de venir ici avec un esprit simple et dépouillé de toute intention, de tout but et de toute recherche spiritualo-imaginative. Ici, aucune sévérité, aucune morale particulière, aucune promesse de bonheur ou de liberté. Chacun d’entre nous est illuminé depuis toujours en sa propre Essence. Ce « chacun d’entre nous » forme depuis les temps sans commencement la sainte Communauté du vénérable Bouddha. Aussi la vie est-elle rythmée par des sons que l’on suit naturellement en faisant abstraction de son mental et de ses tendances perturbatrices.
Aucun mot ne saurait définir la merveilleuse fleur du recueillement. « Simplement s’asseoir » est le grand Eveil du Bouddha.

Sangha

« Le voleur a laissé derrière lui La lune à la fenêtre ».