Le Dharma


Le Dharma, c’est la vie et l’enseignement de la vie.
Étudier le Dharma signifie donc s’étudier soi-même ainsi que toutes les méthodes et les enseignements bouddhistes qui nous invitent à éclaircir l’existence.
L’étude du Dharma n’est pas l’obtention d’un savoir mais la transformation de sa propre vie, même si, concrètement, nous devons étudier les textes et les écritures.
Il s’agit avant tout de l’Esprit d’Éveil, de la relation maître-disciple, de l’Assise et des Préceptes.
Si la relation avec le maître n’est pas correcte, le Dharma ne fleurira pas.
Le Dharma est l’enseignement de la libération.
L’Assise n’est pas une méthode ou une technique mais une attitude, celle de se tenir déjà dans la libération.
Le « moi », l’ego, est illusoire et cette illusion est la source de tous les problèmes humains.
Faire cesser cette illusion, éteindre le moi, l’abandonner, s’en libérer met fin définitivement à tout malheur, mal être, mal de vivre, insatisfaction, déception, nostalgie, etc…
Quoi que ce soit, cela n’est pas un ego à moi.
Quoi que ce soit, ceci n’est pas mien et je ne suis pas cela.
Il y a en toute existence humaine une possibilité de Connaissance transcendante qui est une Connaissance au-delà de la connaissance mentale, dialectique, intellectuelle, rationnelle, discriminative.
Ce « pouvoir », qui est au-delà du psychisme, indéfinissable, indicible, impossible à décrire, peut s’éveiller et devenir une force qui fait Voir l’illusion des phénomènes, donc l’illusion du moi. Cette force donne accès à l’Inconditionné, à l’Absolu, à l’abandon total de tout phénomène, et donc du moi illusoire, et montre la sortie définitive de tout malheur.
Cela veut dire : comprendre exactement ce qu’est le Dharma et ce que l’on est soi-même.
On ne peut pas se rendre vraiment compte du caractère merveilleux, précieux du Dharma tant qu’on n’a pas compris ce qu’on est soi-même : si l’on ne s’aperçoit pas que l’existence humaine, qui est la nôtre, est quelque chose de tout à fait exceptionnel, on ne peut pas accorder au Dharma toute la valeur qu’il a.
Vous pouvez toute votre vie trouver des victimes et des coupables, vous plaindre de la société injuste dans laquelle vous vivez et vous endormir avec le cœur serré parce que vous vous sentez impuissant.
Ou bien vous pouvez agir.
Vous pouvez accepter que les causes de la souffrance ne viennent pas de l’extérieur mais de l’esprit de chacun de nous.
Si vous acceptez ce constat, vous acceptez de travailler sur vous-même afin que la souffrance disparaisse de votre vie.
Si un matin vous vous réveillez de mauvaise humeur, vous verrez partout autour de vous du mal et des obstacles et vous serez agacé au volant de votre voiture.
A l’opposé, si vous vous levez de bonne humeur et serein, la vie vous paraitra lumineuse et sereine.

Dès que vous posez le pied par terre, ne quittez plus la sensation de marcher sur le sol, restez présent à tout évènement et ne vous éloignez pas de ce que vous faites.

Il y a une sortie et cette issue c’est vous.