Sando-kaisen

Sando Kaisen

Taisen Deshimaru

Kōdō Sawaki

Sando Kaisen

« Ma vie se déroule d’elle-même, telle qu’elle »

Sando Kaisen fait pousser des légumes de manière naturelle sur couverture végétale, comme la forêt sait le faire depuis des millions d’années, sans travailler le sol, sans binage ni sarclage, sans désherbage ni compostage, sans aucun intrant, ni chimique ni même biologique,  et pratiquement sans arrosage.
On pourrait dire qu’il pratique la « permaculture », mais il préfère dire qu’il s’est mis au service de la nature sans rien exiger d’elle tout en la protégeant et en créant les conditions pour une biodiversité la plus complète possible.
Il ne se dit pas non plus jardinier. Il offre simplement au vivant les fruits que seul le Coeur Infini peut offrir.
« J’ai beaucoup étudié mais, en dernier lieu, c’est la nature qui est mon plus grand Maître, car, à l’inverse des hommes, elle n’est pas artificielle, ne ment pas, ne promet rien, ne cherche pas à devenir maître ni à diriger quoi que ce soit. Elle est très vulnérable car elle est contrainte d’accepter tout ce qui lui arrive. »
Les hommes et les moines d’aujourd’hui s’auto-illusionnent en pensant détenir le vrai zen, d’autant plus s’ils sont confirmés par des instances japonaises à la recherche de pouvoir et de reconnaissance.
Depuis qu’il a rencontré Deshimaru Roshi en 1968, il n’a cessé de transmettre son enseignement jusqu’à aujourd’hui, menant une importante mission en France et à travers tout l’Europe de l’Est, jusqu’à Vladivostok en face du Japon.
Il n’est pas de ceux qui se vantent d’avoir reçu la transmission d’un tel ou d’un tel, si honorable soit-il. Il l’a même refusée à deux reprises, une fois à Eihei-ji et une autre fois à la Soto-Shu alors que Kuroyanagi et Matsunaga Roshi la lui proposaient.
Il peut compter sur le complet soutien et les encouragements appuyés de Kosaka Kiyu Roshi, du Sengakuji à Tokyo, spécialiste de la transmission pour Eihei-ji et Soji-ji. C’est lui qui a soutenu la mission de Sensei en France et, comme pour Sensei, il l’encourage à créer un zen européen et à s’éloigner du zen japonais administratif et politique.
Il a séjourné et voyagé avec deux des derniers amis de Kodo Sawaki Roshi dans l’île de Kyushu : Honda Kansho Roshi et Shibuya Ishii, grand disciple de Kodo Sawaki au Zui Seki-Ji, près de Shizuoka.
Il est allé avec eux se recueillir sur la tombe de Kodo Sawaki à Entai-ji.
Il dit encore : « Je vois mon propre visage dans la nature et dans le moindre insecte.
Vouloir saisir la vacuité de l’esprit tout en cherchant à voir la bouddhéité dans les phénomènes est un égarement, car les objets sont vides de nature propre. Ils sont pareils à un rêve. Voir la bouddhéité dans les objets est l’affaire d’un éveillé, mais alors les objets ne sont plus des objets, mais soi-même. Finalement, ce n’est ni soi-même, ni les objets, c’est le Dharmakaya, le corps unique du Bouddha sans naissance. »
« Peu m’importent les honneurs et peu m’importe le regard que les hommes portent sur moi.
J’ai transmis l’esprit du Grand Mokudo Taisen et le potager s’en moque. »
« Le vieil ours de Sibérie comtemple les butes de paille dans la neige paisible ».